Introduction


Le mot transfiguration est quelque peu abstrait, mais il couvre une très riche réalité, un dynamisme foncier à l'œuvre dans tout l'univers et dans toute vie. Il ne sera possible que d'en évoquer ici quelques aspects.

Le mot lui-même désigne un passage, une dynamique qui fait passer d'une figure à une autre, d'une présentation à une autre.

Ceci n'est encore qu'assez vague, mais contentons-nous de cette première approche, pour que l'application puisse se faire dans les domaines les plus variés.

Quelque part dans ses Sermons sur le Cantique des Cantiques saint Bernard emploie le verbe latin transfigurare lorsqu'il nous demande de transposer, c'est-à-dire de passer d'un sens du texte à un autre, du sens littéral au sens allégorique.

Ailleurs, dans la littérature de l'antiquité païenne, on peut lire des métamorphoses ou apparitions/déguisements de divinités sous des formes animales, ou la disparition d'humains mués p.ex. en arbres (Philémon et Baucis).

En psychologie humaine, on dira facilement que la joie ou l'enthousiasme, la créativité ou l'effort spirituel transfigurent un homme, que ces phenomènes intérieurs se lisent visiblement dans sa physionomie extérieure.

En cosmologie on parle aussi, par exemple, de forces transfigurantes à l'œuvre dans l'univers.

Nous ne pouvons entrer ici dans tous ces domaines, pourtant ouverts à notre admiration et à notre éventuelle investigation, mais nous nous attarderons plus volontiers à la transfiguration du Christ, à celle de l'Eglise et à la transfiguration offerte à chaque chrétien ainsi qu'au monde où nous habitons. Nous ferons cela en nous maintenant principalement au niveau du Nouveau Testament, pour que nous nous reconnaissions tous également concernés.



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